la symbolique du lapin

Pourquoi avons-nous choisi le lapin comme totem ?

A. Parce que Ju a rêvé qu’il mangeait un pancake

B. Parce qu’un pancake ça s’est mangé par les quenottes

C. Parce que Ju aime les quenottes

D. La réponse D

La symbolique du lapin

Résumé : le lapin est un symbole lunaire, héros/martyr régénérateur et bienfaisant ; mais aussi un immortel enseignant aux hommes.

Il faut penser à l’extrême importance du bestiaire lunaire dans cette tapisserie sous-jacente de la rêverie profonde, où se sont inscrits les archétypes du monde symbolique, pour comprendre la signification des innombrables lièvres et lapins, mystérieux, familiers et souvent inconvenants compagnons des clairs de lune de l’imaginaire. Ils hantent toutes nos mythologies, nos croyances, nos folklores. Jusque dans leurs contradictions tous se ressemblent, comme se ressemblent les images de la lune. Avec elle, lièvres et lapins sont liés à la vieille divinité Terre-Mère, Gaïa, au symbolisme des eaux fécondantes et régénératrices, de la végétation, du renouvellement perpétuel de la vie sous toutes ses formes. Ce monde est celui du grand mystère où la vie se refait à travers la mort. L’esprit, qui n’est que diurne, s’y heurte, saisi à la fois d’envie et de crainte devant des créatures, qui prennent nécessairement pour lui des significations ambigües.

Les lapins sont lunaires, parce qu’ils dorment le jour et gambadent la nuit, parce qu’ils savent, à l’instar de la Lune, apparaître et disparaître avec le silence et l’efficacité des ombres, enfin parce qu’ils sont à tel point prolifiques que c’est leur nom que M. Larousse a choisi pour illustrer le sens de ce mot.

La lune tend à devenir parfois elle-même un lapin. Ou du moins le lièvres est-il souvent considéré comme une cratophanie de la Lune. Pour les Aztèques, les taches de l’astre provenaient d’un lapin qu’un dieu avait jeté à sa face, image dont la signification sexuelle est aisément perceptible. En Europe, en Asie, en Afrique, ces taches sont des lapins, ou bien un Grand Lapin, ainsi qu’il appert encore aujourd’hui dans la comptine :

J’ai vu dans la Lune

trois petits lapins

qui mangeaient des prunes

en buvant du vin

tout plein

Quand il n’est pas la lune elle-même, le lapin est son complice ou son proche parent. Il ne peut être son époux, car il faudrait pour cela qu’ils possèdent une nature contraire ; mais il est son frère ou son amant, cas dans lequel leurs rapports ont quelque chose d’incestueux, c’est à dire de sacré gauche. Les années lapins du calendrier Aztèques sont gouvernées par Vénus, frère ainé du Soleil, qui commet l’adultère avec avec sa belle-sœur Lune (déesse THOH). Pour les Maya-Quiché, ainsi qu’en témoigne le Popol-Vuh (sorte de bible des Mayas, véridique ! aucun rapport avec Lorie), la déesse Lune se trouvant en danger fut secourue et sauvée par un héros lapin ; le Codex Borgia (calendrier/cosmogonie Aztèque) illustre cette croyance en rapprochant dans un même hiéroglyphe l’effigie d’un lapin de celle d’une jarre d’eau, qui représente l’astre proprement dit. En sauvant la lune, le lapin sauve le principe du renouvellement cyclique de la vie, qui gouverne également sur terre la continuité des espèces végétales, animales et humaines.

Le lapin devient ainsi un héros civilisateurs, un démiurge, ou un ancêtre mythique. Tel apparait Menebuch, le Grand Lapin des Algonquins Obijwa et des sioux Winebago. Possesseur du secret de la vie élémentaire, qui était déjà reconnu à cet animal dans la glyptique égyptienne, il met ses connaissances au service de l’humanité :

Manabuch apparut sur terre sous les trais d’un lapin et permit à ses oncles et tantes, c’est à dire l’espèce humaine, de vivre comme ils le font aujourd’hui. C’est à lui que remontent les arts manuels. Il combattit les monstres aquatiques des profondeurs ; après le déluge, il recréa la terre et, à son départ, le laisse dans son état actuel.

in Les religions amérindiennes, de Muller Werner

[…]

La mythologie égyptienne renforce encore cette induction quand elle donne l’apparence d’un lapin à Osiris qui va être dépecé et jeté dans le Nil pour assurer la régénération périodique. Aujourd’hui encore, les chiites d’Anatolie explique l’interdiction de manger du lapin car il est une réincarnation d’Ali, pour ces musulmans le véritables intermédiaires entre dieu et les croyants. auxquels ce saint héros à sacrifié deux fils.

On peut encore citer en Inde la Sheshajâtaka (contes Hindoux), où Bouddha est représenté par un lapin se jetant en sacrifice dans les flammes.

Chez les Taoïstes, le lapin est le seul animal capable de préparer la potion d’Immortalité (on le représente alors souvent à l’ombre d’un figuier en train de broyer des simples)

[…]

Dans les cultures païennes, mésopotamiennes, druidiques et scandinaves, le lapin est le symbole du savoir fondamental (inconnu des hommes), de la régénération et du sacrifice.

[…]

Article tiré du Dictionnaire des Symboles, de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, éd. Robert Laffont.

Une réflexion au sujet de « la symbolique du lapin »

  1. je suis perdue ,mon lapin est d’une douceur sublime ,fait des sauts ,court autour de moi ,ses oreilles m’enchantent ,ses moustaches m’angoissent…..